Une parcelle à l’abandon ou une protection pour la ressource eau ?

Le fait qu’une parcelle ait déjà fait l’objet par le passé d’une activité industrielle ne suffit pas à l’imposer à nouveau comme candidate après une longue période d’abandon.

En effet, pendant cet intervalle, la législation a changé, la nécessité de tenir compte de nouvelles priorités dans l’aménagement du territoire, la prise de conscience également de la fragilité de certaines ressources par rapport l’agressivité croissante du milieu dans lequel elles se situent, et bien entendu les incertitudes liées au dérèglement climatique, ne permettent plus de considérer chaque activité (industrielle) comme équivalente à d’autres du passé, ni à l’évaluer sans tenir compte de critères nouveaux.

Bien qu’on ne puisse en effet pas considérer, selon la législation, la parcelle en question comme zone agricole exploitée, son abandon depuis une vingtaine d’années et sa lente renaturation présentent un caractère certainement encore plus intéressant, puisqu’il est un des rares exemples de ce type dans notre canton et qu’il a, dans le temps long, permis de regénérer un environnement naturel favorable à des espèces très menacées.

Elément protecteur naturel de la ressource eau

Le site a été désaffecté et ne connaît à ce jour plus d’utilisation particulière. Il est néanmoins clôturé, surveillé et partiellement entretenu (pâturé par des moutons notamment).

Ce retour à l’état naturel est également un élément protecteur naturel de la ressource eau en aval dont on ne peut que souligner le caractère très fragile, mais absolument vital pour la population de la région.

Par ailleurs, le site ex-Carbura est situé en plein dans une zone de protection Au, et non à la limite d’un secteur de protection Au comme cela est mentionné dans le Rapport d’impact sur l’environnement 6.3.1 Etat initial. Qui plus est totalement en amont du captage du Puits des Baumes.

Une implantation du Centre de tri en surplomb du captage vital du Puits-des-Baumes (altitude du site ex-Carbura : 603m (niveau des voies), altitude du Puits-des-Baumes : 555m et nappe phréatique à 531m) serait donc une aberration logique totale et ferait montre d’une imprudence crasse, car le moindre incident de pollution aurait des conséquences incalculables pour la région (et peut-être à long terme), comme le confirme le Plan des infrastructures d’eau potable (PIEP) de la Commune de Grolley.

4.4.4.1 Pollution accidentelle de la ressource principale

Comme l’essentiel des ressources proviennent du puits des Baumes, une pollution de ce captage affecterait tout le système d’approvisionnement en eau potable.

     Commune de Grolley, Plan des infrastructures d’eau potable (PIEP), RWB Groupe SA

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