D’une pollution à l’autre ?

Par le passé, le site était voué durant plusieurs décennies au stockage d’hydrocarbures en grandes quantités (réserves stratégiques). Au vu du type d’activité à risque, la parcelle était inscrite dans le cadastre cantonal des sites pollués (n°2024-1002).


L’exploitation du dépôt a pris fin dans les années 2000 et le site a été désaffecté en 2007-2008. Au terme des travaux, cet objet a ainsi pu être radié du cadastre des sites pollués, la preuve ayant été apportée que le terrain ne contient pas (ou plus) de pollution (rapport du bureau BMG Engineering AG du 30 avril 2008).

Lors des travaux de dépollution en 2007-2008, l’ensemble des matériaux pollués a été excavé et la parcelle a pu être radiée du cadastre des sites pollués. En 2022, 14 sondages à la pelle hydraulique ont été réalisés dans les digues séparant les alvéoles. Les résultats des analyses effectuées sur les remblais composant les digues ont confirmé que ces matériaux ne sont pas pollués (type A) au sens de l’OLED.

Depuis 2022-2023, la problématique émergente des PFAS est apparue, conduisant à reconsidérer le statut d’anciens sites industriels qui étaient utilisés comme places d’exercices par les pompiers.

Le site était – lors de son exploitation par Carbura – régulièrement utilisé comme place d’exercices pour les pompiers, qui testaient notamment les densités de leurs mousses d’extinction, connues pour être très char-gées en PFAS à l’époque des exercices, et donc potentiellement à l’origine d’une dissémination de charges polluantes sur le site.

En 2023, le SEn lance un plan d’action sur les PFAS, portant en particulier sur les sites utilisés par le passé comme place d’exercices pompiers, sur lesquelles des mousses d’extinction contenant des PFAS ont été utilisées de manière répétée. La parcelle 8757 ayant été utilisée comme place d’exercices pompiers, des compléments d’investigations portant spécifiquement sur les PFAS ont été réalisés en mai 2024 par CSD Ingénieurs.

(Cliquer sur la flèche pour plus de détails). En 2023, le SEn lance un plan d’action sur les PFAS, portant en particulier sur les sites utilisés par le passé comme place d’exercices pompiers, sur lesquelles des mousses d’extinction contenant des PFAS ont été utilisées de manière répétée. La parcelle 8757 ayant été utilisée comme place d’exercices pompiers, des compléments d’investigations portant spécifiquement sur les PFAS ont été réalisés en mai 2024 par CSD Ingénieurs.

6 tranchées ont été réalisées autour des citernes jusqu’à environ 2.0 m de profondeur sur les secteurs à risque identifiés. Des échantillonnages ont été prélevés séparément pour chaque lithologie, selon la méthodologie exigée pour l’analyse des PFASs, sur des épaisseurs variant entre 40 cm et 110 cm environ. Afin d’évaluer la dispersion des polluants à travers les différents horizons, 3 échantillons ont été analysés dans chaque tran-chée. Les résultats des analyses (18 échantillons ciblés sur les PFAS) ont démontré que des PFAS sont détectés dans les 4 bassins, dont 2 dans des concentrations élevées (supérieures au type E selon l’OLED). Les secteurs les plus pollués sont situés à proximité des citernes C6 (bassin 3) et C7-C8 (bassin 4). Ailleurs, les concentrations en PFAS mesurées correspondent à des matériaux de type A, T ou B selon l’OLED) et restent inférieures à 5 μg/kg (sur la somme des PFAS). Les principales substances détectées dans les maté-riaux sont les PFOS et les PFHxS.
Une analyse a également été effectuée sur les eaux de drainage du site. Les résultats ont démontré la pré-sence de traces de PFAS, mais avec une signature légèrement différente. Les composés détectés dans les eaux sont principalement les PFBS, et dans une moindre mesure les PFBA, PFHxS et PFOS.

Sur la base de ces résultats, la parcelle 8757 RFest de nouveau inscrite au cadastre cantonal des sites pollués, en nécessité d’investigation préalable (art. 7 OSites

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