
La mise à l’enquête du centre de recyclage de l’entreprise Helvetia Environnement à Léchelles a suscité trois oppositions, dont celle de la commune voisine de Grolley.

Le site, situé à l’extérieur du village de Léchelles, appartient à la société Helvetia Environnement. Jean-Baptiste Morel-archives
Delphine Francey 30 décembre 2024 à 12:21
Le projet de l’entreprise Helvetia Environnement de créer un centre de recyclage à Léchelles a suscité trois oppositions lors de la mise à l’enquête, qui s’est terminée dernièrement. Les contestations émanent de deux privés et de la commune voisine de Grolley, annonce la commune de Belmont-Broye.
Celle-ci détaille les principaux griefs. Ils portent sur l’augmentation du trafic, l’éventuel impact sur les ressources en eau, les nuisances sonores et olfactives, le prolongement de la voie ferrée industrielle, les incompatibilités avec l’aménagement du territoire et la possible dépréciation des terrains et habitations environnants.
70%
du trafic généré par le futur centre de recyclage sera réparti en direction de Grolley
Rappelons que les autorités de Grolley ont dans le viseur le trafic d’Helvetia Environnement. Le futur centre générera, en prenant en compte le cas le plus défavorable évalué, 216 mouvements/jour, dont 126 poids lourds, répartis à 70% en direction de Grolley et à 30% en direction de Léchelles. Les camions inquiètent aussi du côté du village broyard.
Futur centre de tri à Léchelles. L’augmentation du trafic routier préoccupe
Le centre de tri est prévu sur une zone de 36 300 m2, qui doit être modifiée en zone spéciale. Helvetia Environnement souhaite transférer ses activités de Rosé, où elle est locatrice, à Léchelles, où elle détient le terrain. L’entreprise prévoit ainsi de construire six halles équipées d’installations spécialisées, notamment pour les papiers et cartons, le bois et les déchets de chantier. Elle emploie 32 équivalents temps plein sur son site sarinois. L’objectif annoncé est d’augmenter les effectifs à une cinquantaine de collaborateurs.
Le projet a déjà fait couler passablement d’encre car Belmont-Broye payera 1,5 million pour l’équipement du site, pour l’eau potable et l’évacuation des eaux usées. Un crédit d’investissement qui avait été débattu au sein du Législatif belmontois et qui avait été attaqué par une demande de référendum, qui n’a pas abouti en raison du nombre de signatures insuffisant.