Besoins en eau ?

En fait, le cas de la défense incendie n’est que le révélateur d’un autre problème. L’eau n’est pas seulement à considérer quand elle tombe (trop massivement) du ciel, mais également dans son utilisation prévue par le projet. Ainsi, le texte complet de l’extrait mentionné ci-dessus est

Le débit d’approvisionnement fourni par la Commune est de 1’200 L/min. Le débit de fonctionnement maximal des canons à eau est de 2’000 L/min. Au maximum, deux canons à eau seront en fonctionnement simultanément. Ainsi, le débit de défense incendie à compenser est de 2’800 L/min (2×2’000 L/min – 1’200 l/min). La durée de l’utilisation des canons à eau en cas d’incendie a été estimée à 15 minutes.[…].  Le volume du réservoir nécessaire à l’utilisation des canons à eau est de 2’800 L/min X 15 min = 42m3 . Le volume disponible dans le déshuileur existant est d’environ 60 m3 (Surface x Hauteur : 24 m2 x 2,5m). Le volume est donc suffisant.  Concept de gestion des eaux – Rapport technique – 3.2. Concept d’approvisionnement (CSD Ingénieurs)

Pour la protection incendie la consommation repose donc théoriquement sur la quantité potentiellement fournie par la Commune et la part stockée dans le déshuileur.

Le Tableau 6-11 Calcul du volume de rétention des eaux d’extinction requis par entité présenté dans le RIE mentionne par exemple un volume d’eau d’extinction requis pour un incendie concernant les Halles 6.1 et 6.2 de 1’600 m3. La question se pose donc de savoir d’où un tel volume proviendra. Même en épuisant dans un tel cas la réserve de l’eau claires en attente d’être rejetée dans le ruisseau des Baumes (en supposant que les deux bassins soient pleins, soit 1’200m3) et tenant compte de la capacité dans le déshuileur (60m3), la Commune devrait être en capacité de fournir 340 m3… ce qui représente tout de même pratiquement 5h d’approvisionnement exclusif.

Il est mentionné une consommation pour le « process » d’une consommation mensuelle de 46m3, soit environ 1’500 l/jour, ce qui de toute évidence est extrêmement faible au vu des nombreuses utilisations prévues. Si la volonté d’une optimisation technologique de l’utilisation de l’eau doit être saluée, le tri de déchets reste une activité industrielle qui nécessite beaucoup d’eau, autant pour le process que pour les activités annexes de lavage, de brumisation, etc. d’où le peu de crédibilité d’un fonctionnement limité à l’utilisation de l’eau de pluie (eau « météorique ») prélevée dans les bacs de rétention des eaux claires, malgré son « recyclage »…

L’eau « météorique » désigne l’eau provenant des précipitations atmosphériques, telles que la pluie, la neige, la grêle ou la bruine. Ce terme est utilisé pour décrire l’eau qui résulte de la condensation de la vapeur d’eau présente dans l’atmosphère et qui retombe sur la Terre.

L’eau météorique joue un rôle important dans le cycle de l’eau. Elle s’infiltre dans les sols, se collecte dans les rivières et les lacs, ou se retrouve dans les nappes phréatiques, contribuant ainsi à l’approvisionnement en eau douce.

Il est intéressant de noter que l’expression « eau météorique » peut également être utilisée dans un contexte géologique ou hydrologique pour désigner l’eau qui pénètre dans le sol à partir des précipitations atmosphériques, souvent en référence à l’eau de pluie qui s’infiltre dans le sous-sol. Src : ChatGPT

… à moins qu’il ne soit projeté de compléter l’apport par des prélèvements au besoin dans la nappe phréatique sous-jacente, dont les deux puits existants et utilisés dans le passé sont le signe évident de la disponibilité.

Si tel devait être le cas, une détermination exacte des besoins serait indispensable pour prévenir toute surutilisation concurrente et une priorisation de l’utilisation publique.

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Impact sur l'aquifère
Un projet prévoit d'implanter un centre de tri de déchets à Léchelles (FR) sur une friche industrielle en cours de renaturation et à l'abandon depuis une vingtaine d'années, menaçant le captage du Puits-des-Baumes qui fournit l'eau potable à plusieurs milliers d'habitants de la région. L'historique de ce non-sens est disponible dans le menu supérieur. Le document que tu as chargé démontre l'impact du projet sur l'aquifère du Puits-des-Baumes en cas de pollution.
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