En cas d’implantation, la préoccupation principale doit être d’éviter une pollution par débordement et infiltration d’eaux souillées, ou par dissémination accidentelle de polluants aérosols en cas d’incendie ou de vents violents.
En cas d’incendie important sur le site nécessitant l’intervention des pompiers, l’écoulement d’eaux d’extinction polluées dans le ruisseau des Baumes ou dans l’environnement représente un risque avéré. Ces eaux, de composition chimique particulière, devront pouvoir être stockées temporairement sur le site, avant décision de leur mode d’évacuation. RIE – 6.3.2 Eaux à évacuer
Les nappes phréatiques, qui sont des réserves d’eau souterraines, peuvent être sérieusement menacées par la présence de zones de stockage de déchets, notamment lorsque ces déchets ne sont pas correctement isolés ou gérés. Les principaux risques auxquels elles peuvent être exposées sont principalement les suivants:
- Contamination par les lixiviats : Les lixiviats sont des liquides formés par l’infiltration de l’eau de pluie ou de l’humidité à travers les déchets stockés. Ces liquides peuvent contenir des substances toxiques, des métaux lourds, des produits chimiques ou des agents pathogènes. Si ces lixiviats atteignent la nappe phréatique, ils peuvent entraîner une contamination de l’eau souterraine, rendant l’eau potable dangereuse.
- Pollution chimique : Les déchets stockés, notamment les déchets industriels, chimiques, ou les métaux lourds, peuvent dégager des substances toxiques qui, en s’infiltrant dans le sol, atteignent les nappes phréatiques. Cela peut entraîner une pollution de l’eau, rendant son utilisation difficile et parfois dangereuse.
- Effet des gaz produits : Certains types de déchets, comme les déchets organiques, peuvent produire des gaz tels que le méthane ou des substances acides. Si ces gaz s’échappent dans l’environnement, ils peuvent entraîner une acidification du sol ou une augmentation de la toxicité des eaux souterraines.
- Altération du milieu naturel : Le stockage de déchets, en particulier si le site est mal conçu, peut altérer la structure géologique ou hydrologique autour de la nappe phréatique. Par exemple, une dégradation du sol ou une rupture d’étanchéité des installations peut permettre aux contaminants de se propager plus facilement vers les eaux souterraines.
- Risque d’infiltration par des ruptures géologiques : Dans les zones où il existe des ruptures géologiques, les contaminants des déchets peuvent s’infiltrer plus rapidement vers les nappes phréatiques, échappant à la filtration naturelle du sol. Ces cassures peuvent servir de conduits pour les substances dangereuses, augmentant le risque de contamination.
- Outre la problématique PFAS apparue tout récemment et qui a contribué au reclassement du site dans la catégorie des « sites pollués », alors qu’un rapport datant du démantèlement de 2008, attestant la dépollution du site, avait permis au SEn de le retirer de la liste, l’activité même de traitement de déchets de tous types expose l’environnement à une contamination accidentelle qui pourrait s’avérer catastrophique pour les ressources sous-jacentes. Des affirmations comme « reste 4 grands bassins apparemment étanches » (Rapport explicatif 47 OAT) sont des signes qui ne peuvent servir de garantie suffisante à une impossibilité de pollution qui doit être acquise pour approuver éventuellement une activité de ce type à cet endroit, surtout si, de plus, une ressource aussi importante que le Puits des Baumes se trouve en contrebas.
