Les pluies dont on prévoit qu’elles tendent à devenir plus concentrées sur de courtes périodes auront comme première conséquence que des zones qui étaient auparavant moins exposées aux inondations pourront devenir plus vulnérables en raison de l’incapacité du sol à absorber rapidement ces volumes d’eau ou simplement d’une problématique qui nécessite un autre type de gestion, ce qui est le cas ici.
De plus, le remblayage prévu des anciens bassins pour en permettre le revêtement bitumineux ou en béton afin de garantir une surface plane pour les activités prévues comporte également le risque de renforcer le ruissellement de surface qui pourrait s’avérer problématique (en terme de quantité d’eau à évacuer en peu de temps). Les promoteurs en semblent conscients, mais ne font-ils pas trop confiance à des normes déjà dépassées. On ne peut s’en contenter dans l’évaluation du site eu égard aux risques courus, bien que celles-ci soient légalement applicables.
L’Etude locale des risques contre le ruissellement mentionne que les paramètres calculés pour les bassins versants produisent un volume total accumulable sur le site de 1175m3 alors que les bassins de rétention ont opportunément une capacité de 1200m3 pour une intensité de 88,9mm/h. Peut-on en conclure que le problème est réglé ? De même, la prise en compte du ruissellement prévoit des contrepentes de 0,1m aux entrées des bâtiments. N’est-ce pas dérisoire lors d’événements sérieux ?
