
Léchelles. Le soutien au futur centre de tri contesté par un comité référendaire
Une demande de référendum a été déposée à Belmont-Broye contre la décision du législatif d’accorder 1,5 million de francs pour équiper le site, qui doit accueillir le centre de recyclage de la société Helvetia Environnement.

Le site situé à l’extérieur de Léchelles appartient à la société Helvetia Environnement, qui est active dans le traitement des déchets. Photo: Jean-Baptiste Morel
Delphine Francey 29 octobre 2024 à 14:39, mis à jour à 14:50
La décision du Conseil général de Belmont-Broye d’accorder 1,5 million de francs pour équiper le site à Léchelles destiné à accueillir le centre de tri de la société Helvetia Environnement (La Liberté du 25 septembre) est contestée. Un comité mené par Bernhard Hugo – un citoyen de Domdidier connu pour s’être impliqué à l’époque contre la fusion de communes – annonce qu’il a déposé le 22 octobre au Conseil communal une demande de référendum afin que tous les citoyens de Belmont-Broye puissent se prononcer sur cet investissement.
Le syndic Albert Pauchard confirme que la commune a bien reçu la demande. Mais il attend que les référendaires reçoivent la position de l’exécutif sur cet objet pour la détailler. Selon l’information publiée dans la Feuille officielle du canton de Fribourg à la suite de la décision du Conseil général belmontois, la demande de référendum peut aboutir si les référendaires récoltent 426 signatures, soit le dixième des citoyens actifs de la commune.
Pas encore de signatures
Bernhard Hugo indique que le comité attend la réponse de l’exécutif sur la validité de la demande avant de réunir des signatures. Parmi les arguments avancés, les référendaires considèrent que le projet coûte trop cher alors que les finances communales sont «au plus mal». Ils pointent également du doigt l’augmentation du trafic, la réimplantation d’une activité industrielle et estiment que les informations sur ce dossier sont lacunaires.
Parmi les membres du comité, on trouve une seule représentante du législatif: Désirée Thalmann (groupe La Gauche plurielle-PS et les Verts), qui avait voté contre le crédit de 1,5 million en raison du coût.