Puisque ce chapitre sert à expliciter les éléments justificatifs concernant la localisation du projet de centre de tri, du fait que le Canton accepterait la planification de zones spéciales à condition que l’emplacement du projet soit imposé par sa destination, commençons donc par tous les éléments qui viennent contredire cette prétention.
1. Le fait que le projet n’empièterait pas sur une zone agricole exploitée, mais qu’il s’agirait plutôt d’une friche industrielle qu’il s’agirait de requalifier.
a) Le fait qu’une parcelle ait déjà fait l’objet par le passé d’une activité industrielle ne suffit pas à l’imposer à nouveau comme candidate après une longue période d’abandon.
En effet, pendant cet intervalle, la législation a changé, la nécessité de tenir compte de nouvelles priorités dans l’aménagement du territoire, la prise de conscience également de la fragilité de certaines ressources par rapport l’agressivité croissante du milieu dans lequel elles se situent, et bien entendu les incertitudes liées au dérèglement climatique, ne permettent plus de considérer chaque activité (industrielle) comme équivalente à d’autres du passé, ni à l’évaluer sans tenir compte de critères nouveaux.
b) Bien qu’on ne puisse en effet pas considérer, selon la législation, la parcelle en question comme zone agricole exploitée, son abandon depuis une vingtaine d’années et sa lente renaturation présentent un caractère certainement encore plus intéressant, puisqu’il est un des rares exemples de ce type dans notre canton et qu’il a, dans le temps long, permis de regénérer un environnement naturel favorable à des espèces très menacées.
c) Ce retour à l’état naturel est également un élément protecteur naturel de la ressource eau en aval dont on ne peut que souligner le caractère très fragile, mais absolument vital pour la population de la région.
